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Hypnose

L’hypnose

juillet 25, 2019

Ma définition de l’hypnose

L’hypnotiste crée un état modifié de conscience (EMC), comme le rêve, la transe, la relaxation, les expériences mystiques ou  la méditation. La transe permet de déclencher chez un individu avec plus de facilité que d’habitude, des changements dans les émotions, les schémas de comportements, de pensées et de ses émotions. Ces changements entrainent généralement un bien-être durable.

La définition de l’AFEHM (sichere 2007) « L’hypnose est définie comme un processus relationnel accompagné d’une succession de phénomènes physiologiques tels qu’une modification du tonus musculaire, une réduction des perceptions sensorielles (dissociation), une focalisation de l’attention dans le but de mettre en relation un individu avec la totalité de son existence et d’en obtenir des changements physiologiques, des changements de comportements et de pensées».

But de L’hypnose :

Réduire le bruit de la pensée consciente pour s’ouvrir sur la lucidité de l’inconscient et ses ressources

Preuves scientifiques

Plusieurs études ont montré qu’une suggestion hypnotique entraîne des réponses neuronales. Celle menée en 1997 par le Pr Stephen Kosslyn, du département de neurologie du Massachusetts General Hospital de Boston : il a présenté à un groupe de seize personnes une palette de couleurs échelonnées et une palette de dégradés de gris. Les réactions de leur cerveau étaient enregistrées par un tomographe à émission de positrons. Lorsque, sous hypnose, on demandait à chacune de ces personnes de « voir » en couleurs la palette de gris, c’était l’aire occipito-pariétale, l’une des zones de reconnaissance des couleurs, qui était activée : le cerveau avait donc réagi comme s’il voyait de la couleur à la place du gris, ce que demandait la suggestion.

« Les mécanismes physiologiques à l’œuvre dans l’hypnose ont été et sont encore régulièrement étudiés. Les résultats issus de ces études ont permis d’objectiver des modifications du fonctionnement cérébral en lien avec la transe hypnotique, mais ils ne permettent pas encore d’expliquer complètement le phénomène » Etude INSERM U1178/06.2015.

Comment se déroule une séance ?

Pratiquée par un « guide (selon M. Erickson) », l’hypnose est déclenchée de manière progressive. Une séance dure 1 heure environ. Assis dans un fauteuil, le patient ferme les yeux ou fixe un point précis dans la pièce. Assis sur une chaise à côté de lui, le guide l’invite à se détendre, de plus en plus profondément ,C’’est la phase de «l’induction ». Une somnolence peut s’installer.

Le guide vérifie l’état de la personne en lui demandant de lever une main ou de croiser les doigts ou en observant la personne.. Ensuite, le guide entame la phase de suggestions directes ou indirectes (métaphores)
A la fin de la séance, le patient se réveille en douceur au terme d’un compte à rebours, pour retrouver le contrôle de ses muscles et revenir à la réalité sans sensation de malaise.

Quelles sont les différentes techniques d’hypnose ?

On distingue quatre catégories :

  • Traditionnelle : L’hypnotiseur joue un rôle de premier plan – c’est lui qui dirige la séance. Il prononce des suggestions « directes » (appelées « injonctions »), tandis que le patient reste passif, lors d’un spectacle par exemple
  • Semi-traditionnelle : L’hypnotiseur, toujours au premier plan, émet à la fois des suggestions « directes » et « indirectes ».
  • Conversationnelle: L’accent est mis sur la personne et sur sa relation avec son thérapeute, par des échanges, une communication verbale et non-verbale.
  • Ericksonienne : Le patient participe à sa mise en condition hypnotique avec une dimension intersubjective. Le guide utilise des métaphores pour que l’inconscient du sujet choisisse lui-même les solutions de ses problèmes. L’hypnotiste accepte les besoins de la personne tels qu’elle les présente, ici la notion de respect et de bienveillance est prédominante.
  • L’hypnoanalgésie : fait référence à l’utilisation de l’hypnose comme méthode antalgique. – L’hypnosédation : a été développée par Marie-Elisabeth Faymonville, professeur au CHU de Liège, à la fin des années 90. L’hypnosédation a pour but d’amplifier les ressources d’anxiolyse et d’analgésie chez les patients. Elle combine hypnose et sédation consciente intraveineuse. En hypnoanalgésie et en hypnosédation, certains auteurs distinguent plusieurs états de conscience : la conscience hypnotique et la conscience critique. Le processus hypnotique permet alors de passer de la conscience critique à la conscience hypnotique La conscience critique : elle permet de capter les informations venant à la fois du monde extérieur, via les organes des sens, et du monde intérieur. C’est « la modalité qui nous permet de comprendre ce qui se passe, (…) d’intégrer des informations et de les relier à ce qui nous est déjà connu » (Virot and Bernard 2010). La conscience hypnotique : il s’agit d’un état « d’indifférence à l’extérieur », avec perte de l’esprit critique, hyper suggestibilité, perte des fonctions réflexes et lâcher-prise. (Communication des Dr Roelants et Watremez, atelier d’initiation hypnose et analgésie, Congrès Hypnose et Douleur, La Rochelle 2014)
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